Présentation

Geneviève Bertrand est Conseillère de Paris, adjointe au maire du 6e, déléguée aux questions européennes, et aux ressortissants étrangers, chargée des relations avec les Universités. Geneviève Bertrand est présidente de la Section UDF du VIème arrondissement et vice-présidente du groupe UDF au Conseil de Paris.

Mercredi 29 novembre 2006

J'interviendrai au prochain Conseil de Paris, les 11 et 12 décembre 2006, sur le projet de budget 2007.

Vos suggestions sont les bienvenues  !

par Geneviève Bertrand publié dans : Budget de Paris
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Mardi 28 novembre 2006

CONSEIL DE PARIS 10-11 JUILLET 2006

INTERVENTION de Madame Geneviève BERTRAND sur le Budget Supplémentaire pour 2006

Monsieur le Maire, 

 

Le Budget supplémentaire que vous présentez aux débats du Conseil de Paris, à mi parcours de l’exécution budgétaire 2006 soit 3 % du Budget Primitif, est limité dans son ampleur d’un montant de 210 millions d’euros, mais significatif dans ses priorités.

Il est limité dans son volume, quelques recettes supplémentaires permettant à la fois de faire face à des besoins lourds comme les acquisitions foncières, la construction de logements sociaux, les transports publics et à des attentes conjoncturelles comme les 50 chambres en foyer de jeunes travailleurs pour les agents de la Ville en difficulté d’hébergement ou la prime exceptionnelle pour les sapeurs-pompiers à l’instar de celle versée aux personnels de police, après les flambées de violence de novembre 2005.

Il faut, ce faisant, reconnaître une belle maîtrise de l’élaboration du Budget 2006 puisque seuls des ajustements de faibles montants sont à effectuer.

En recettes supplémentaires, le report de 129 millions d’euros de l’exercice précédent ne me paraît pas signe d’une gestion critiquable, quelques dotations supplémentaires de l’Etat non plus, un supplément de taxe professionnelle, encore moins.

Ce qui suscite, en revanche, une interrogation pour le groupe UDF, c’est la modicité affichée de recettes nouvelles dues à la fiscalité immobilière. Vous inscrivez 50 millions d’euros quand, l’an dernier, vous portiez le surcroît des droits de mutation à 90 millions d’euros. D’une année l’autre, le produit total des droits et taxes immobilières ne cesse de croître.

Certes, il convient d’être prudent devant une recette qui peut connaître des accidents, comme en 1992-1993 où elle s’était effondrée de 1 milliard de Francs.

Mais les signaux d’alerte des professionnels de l’immobilier nous semblent davantage d’ordre tactique qu’empreints de réalisme, puisque l’explosion des prix n’est pas un phénomène isolé parisien, mais s’applique autant aux autres régions qu’à l’Ile-de-France et au moins autant aux autres métropoles mondiales qu’à Paris.

La répartition de ces recettes supplémentaires ne surprend guère. Elle s’inscrit dans la ligne de votre option préférentielle pour les dépenses sociales, lesquelles, vous le rappelez, atteignent une augmentation de 70 % depuis 2001.

A côté des investissements sociaux qui s’imposent, il y a l’accompagnement social et, dans tous les champs d’intervention, il y a matière à dépenser plus pour servir mieux, de la petite enfance aux personnes âgées, aux personnes migrantes, aux personnes handicapées.

Je ne reprendrai pas les chiffres que vous venez de rappeler.

Mais à côté de ce dynamisme social qui se traduit par toujours plus d’assistance, plus de soutien  mais aussi plus de dépendance, qu’est-ce que ce Budget supplémentaire peut bien traduire en termes de dynamisme économique pour la Capitale ?

Trois lignes y sont consacrées, qui attribuent 3 millions d’euros aux pôles de compétitivité auxquels la Ville participe, 5 millions d’euros en autorisation de programmes pour l’Institut du cerveau et de la moelle.

Ma question est la suivante : est-ce suffisant à ce stade, compte tenu des engagements de notre collectivité, pour contribuer à la plein montée en puissance des pôles de compétitivité ?

N’y a-t-il pas urgence à prendre en compte les contraintes qu’affrontent les professionnels, par exemple en matière de circulation et de stationnement ? en facilitant davantage les implantations économiques ?

Nous connaissons l’antienne des m² de pépinières d’entreprises, d’hôtels industriels, d’incubateurs.

N’y aurait-il pas lieu de redéployer par les arrondissements de l’Ouest les facilités d’implantation de jeunes innovateurs, qui puisent de la recherche un développement, pour éviter que ceux-ci ne migrent vers la première, puis la deuxième couronne de Paris ?

Monsieur SAUTTER a annoncé, jeudi dernier, à la Commission des Finances, l’inauguration en octobre prochain d’un Biopark dans le quartier Masséna. Nous attendons de cet événement un grand retentissement à la hauteur des attentes et une visibilité de l’engagement parisien. 

Sur le terrain de l’attractivité internationale, les derniers bilans recensés par l’Agence Régionale de Développement (ARD) de Paris Ile-de-France ne laissent pas d’impressionner : le regain de l’attractivité de la Région s’affirme parmi les autres grandes régions d’Europe, selon le Financial Times, les cabinets KPMG ou Ernst & Young, sans qu’il soit possible d’individualiser Paris.

Mais attention à ne pas se bercer d’illusion. Le même cabinet Ernst & Young a analysé pour l’UNICE (Union des Confédérations de l’Industrie et des Employeurs d’Europe) la probabilité à plus long terme d’une évolution qui placera l’Allemagne largement en tête pour l’attractivité de sièges sociaux étrangers pendant que l’Hinterland qu’elle s’est constituée avec la Pologne, la Hongrie, la République tchèque ou la Slovaquie constitue sa base arrière de délocalisations de production avec une main-d’œuvre qualifiée à salaire encore modérés.

Que la cohésion européenne vienne à se relâcher et c’est l’Allemagne et son Hinterland qui émergeront par la puissance et la rationalité de leur organisation.

C’est pourquoi il apparaît plus absolument nécessaire que jamais de replacer la France et Paris dans l’opportunité européenne, seule chance durable de garder un rang mondial élevé.

La presse faisait état, vendredi dernier, à trois jours de nos débats, d’une note adressée par Monsieur le Maire de paris à ses adjoints sur la nécessité de rationaliser les dépenses et de prospecter d’autres sources de financement pour les associations bénéficiant de grosses subventions de la Ville.

Un gisement de financements alternatifs existe, ou plus exactement a existé, de 2000 à 2006. Ce sont les fonds structurels et les instruments financiers de programmes européens. La liste de ces fonds et les modalités d’accès sont précisément détaillées dans ce « Guide des aides de l’Union européenne » élaboré par le député européen centriste Thierry CORNILLET du groupe ADLE.

Voilà un vrai travail utile.

Nous avons tous en mémoire l’incroyable réplique du Président de la Commission européenne Monsieur BARROSO, à l’automne dernier, après les émeutes de banlieues et à la face des responsables français désemparés : la Commission, annonçait-il en substance, était en mesure de mettre sur la table, très rapidement, 50 millions d’euros pour aider la France.

D’où venaient ces millions ? de fonds destinés depuis l’an 2000 notamment aux banlieues françaises et non encore mobilisés à la fin de 2005. Multiples sont les niches des programmes européens où gisent des crédits destinés aux associations, aux universités, aux entreprises, aux collectivités locales qui n’ont pas été sollicités et mobilisés à temps.

J’en donne un exemple. Les unités de Cadets de la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris connaissent un vrai succès et un réel engouement de la part des jeunes, notamment en banlieue, sont en manque de crédits pour les multiplier. Voilà typiquement une action du ressort du programme URBAN II, crédits qui n’ont jamais été envisagés.

Or voilà, nous le savons, les crédits des prochains programmes 2007-2013 seront nettement moins généreux, la France n’en étant pas peu responsable, et les ayants droit beaucoup plus nombreux : d’ores et déjà les petits dragons de la Baltique, la Slovénie, la Pologne et les autres nouveaux membres font sauter leurs carcans administratifs qui, nous, nous entravent encore, et foncent à l’instar de l’Irlande, pour utiliser à fond le levier économique offert par la dynamique européenne.

La période de programmation des futurs fonds et instruments structurels qui s’élèvent à 336 milliards d’euros, cette période va se terminer en décembre 2006.

L’un des trois axes, celui de la compétitivité, rencontre exactement les préoccupations parisiennes.

Il est grand temps, d’ici la fin de l’année, de convertir les esprits et les compétences à ce qui demeure, en dépit des erreurs politiques du moment, la plus grande chance d’avenir de notre Capitale. Dans cette attente, le groupe UDF s’abstiendra lors des votes de ce budget.

Je vous remercie.
par Geneviève Bertrand publié dans : Budget de Paris
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Mardi 28 novembre 2006

INTERVENTION de Madame Geneviève BERTRAND sur les Comptes Administratifs 2005 de la Ville et du Département de Paris

Résumé :

Geneviève Bertrand a salué le souci de clarté de la Municipalité dans la présentation des comptes administratifs de la Ville. Ella a résumé l'état des comptes en ces termes : "il ressort que Paris reste une ville riche, qui peut dépenser pour son fonctionnement, qui investit de plus en plus et qui, dans le contexte d'une fiscalité locale "gelée" depuis cinq ans est conduite à s'endetter pour investir". Elle a notamment salué la décélération des dépenses de fonctionnement de la ville et la forte augmentation des investissements, permettant "le financement de travaux utiles aux Parisiens". En revanche, elle a souligné les risques afférents à l'emprunt et a dénoncé le désengagement de l'Etat qui n'honore pas ses engagements à la suite du transfert de compétences aux département.

Texte intégral :

Monsieur le Maire,

Le rapport financier de l’exercice 2005 que vous nous présentez a un très grand mérite : celui de la clarté. Il rompt nettement avec une triste tradition française d’opacité budgétaire qui, par l’illisibilité, favorise les mensonges ou les demi vérités et qui ajoute à l’arrogance de ceux qui savent la précipitation dans les abîmes des déficits.  

La clarté de la présentation facilite l’examen des comptes administratifs de 2005, donne accès à des analyses sur l’exécution réelle du budget du Département et de la Ville voté en décembre 2004 et met en valeur les évolutions de recettes et de dépenses depuis les comptes administratifs de 2001. Cet exercice s’avère non seulement plus satisfaisant pour l’esprit, mais surtout plus démocratique.

Sans entrer dans le détail des comptes, il ressort que Paris reste une ville riche, qui peut dépenser pour son fonctionnement, qui investit de plus en plus et qui, dans le contexte d’une fiscalité locale « gelée » depuis cinq ans, est conduite à s’endetter pour investir.

La question est de savoir si cela reste dans des proportions raisonnables, si cela est bien maîtrisé. Quelques coups de projecteur en donnent une idée.

Dans les premières années de la mandature, les dépenses de fonctionnement s’accroissaient fortement, appelant les critiques du groupe UDF.

Aujourd’hui, une certaine décélération des dépenses est à remarquer, puisque les charges de personnel qui avaient cru de plus 3,9 % en 2004, s’accroissent pour 2005 de plus 3,1 % incluant des hausses normales comme celles du point d’indice pour atteindre 1 731 millions d’euros.

Premier axe fort de votre budget, les dépenses sociales quant à elles, augmentent très sérieusement :

-           la contribution au Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris augmente de 7 % à 278 millions d’euros, après une hausse de 11 % en 2004

-           l’aide sociale atteint 472 millions d’euros en hausse de 2 % par rapport à 2004

-           la charge du RMI est passée de 313 millions d’euros en 2004 (première année du transfert de l’Etat aux collectivités locales) à 338 millions d’euros en 2005, soit une hausse de 8 % (dont 286 millions d’euros pour la part allocations)

-            l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) atteint en 2005 97 millions d’euros, une hausse de 11,7 % par rapport à l’année 2004.

Si l’on ajoute, pour mémoire, la contribution à la Préfecture de Police, en croissance régulière depuis 2001 (195 millions d’euros) à 2005 où elle se chiffre à 252 millions d’euros, en hausse en 2004 de 5,3 % et en 2005 de 2,8 %, au total les charges de gestion courante sont passées à 4 882 millions d’euros en 2005, augmentant de 3,8 % par rapport à 2004, ce qui fait un accroissement de plus de 1 milliard d’euros depuis 2001, somme assez considérable.  

Deuxième axe fort, les dépenses d’investissements. Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

1.122 millions d’euros de dépenses réelles d’investissement en 2005, en augmentation de 12 % par rapport à 2004, alors qu’à 1.002 millions d’euros elles étaient déjà en augmentation de 27,4 % par rapport à 2003.

Cet effort qui était faible en 2001 (à 569 millions d’euros) permet désormais le financement de travaux utiles aux Parisiens, à hauteur de 576 millions d’euros en 2005, qu’il ne m’appartient pas de détailler, mais au nombre desquels, je note 54 millions d’euros consacrés aux opérations d’aménagement, en particulier les espaces civilisés parmi lesquels figurera ultérieurement le projet de la rue de Rennes dans le 6e arrondissement, qui est encore dans les limbes et que j’appelle de mes vœux.

 

A la « dynamique des investissements » s’ajoute une « dynamique de l’endettement » que nous espérons raisonnée. Vous nous rassurez en indiquant que la collectivité parisienne reste parmi les moins endettées de France. Son ratio d’encours de dette sur recettes réelles de fonctionnement serait de 27 %, contre 70 % à Bordeaux, 83 % à Lyon et 191 % à Marseille. La moyenne nationale des communes de plus de 100.000 habitants étant de 83 %.

Vous qualifiez  l’emprunt  de « vecteur de solidarité intergénérationnelle ». Prenons garde de ne pas faire peser sur les générations futures de Parisiens des charges trop lourdes, tant il est loisible à Paris, tirant parti de sa notation AAA délivrée par l’agence Standard and Poor’s, d’obtenir des emprunts à conditions financières… encourageantes. Attention !

Le caractère résolument optimiste de la présentation des comptes, des ratios, des critères de bonne gestion, des recettes de ventes d’actifs inutiles aux Parisiens ne peut faire oublier deux éléments qui ne peuvent être passés sous silence.

Tout d’abord, une recette littéralement « exorbitante » de la fiscalité immobilière (droits de mutation et taxe additionnelle) dont l’explosion doit être mise en lumière :

en 2001                       484 millions d’euros          

en 2002                       526 millions d’euros

en 2003                       586 millions d’euros           

en 2004             668 millions d’euros (soit + 14 % 2004/2003)

en 2005             808 millions d’euros (soit + 21 % 2005/2004) !!

Quel emploi le meilleur faire de cette manne qui a presque doublé en 5 ans ?

Je suggère de réfléchir à un investissement durable pour l’avenir qui profite aux générations présentes et futures, comme aux Parisiens de l’intra-murs et aux Parisiens de l’extra-muros…

-            manifester l’ambition de Paris Capitale européenne et mondiale et y dédier les moyens

-           réaliser des investissements emblématiques et utiles qui permettent de franchir le pas qui nous sépare encore des Parisiens des communes riveraines.  

Le débat d’hier sur le PLU l’a démontré à l’envi : une accélération doit être faite des relations entre Parisiens de la grande agglomération, si longtemps niées, non désirées de part et d’autre, lesquelles prennent désormais l’allure d’une « ardente obligation ».

 

A recettes supplémentaires et nouvelles, ambitions supplémentaires. A côté de l’afflux (discrètement reconnu) de ces recettes qui ont leur part d’ombre : la hausse vertigineuse des prix de l’immobilier à Paris, avec son cortège de chances et de malchances, il y a le reflux des contributions de l’Etat aux collectivités locales.

C’est le deuxième élément à évoquer. Et là, l’on touche au respect de la Constitution française elle-même, quand le gouvernement lui-même dévoie la décentralisation, tout en ayant « pour la façade » consolidé ses engagements de compenser à l’euro près les transferts de compétence de l’Etat aux départements et aux communes. L’article 72-2 de la Constitution en scelle l’engagement.

Or, concernant les dépenses liées au RMI, la défaillance est grave et choquante : Pour indemniser les 62.574 allocataires du RMI au 31 décembre 2005 à Paris, il a manqué 52 millions d’euros, qui sont dus par l’Etat. Or 33 millions d’euros du versement 2005 ont pu compenser le trou RMI de 2004. Ce qui n’interdit pas « l’espérance qui est volonté de l’espoir », la collectivité parisienne attend désormais de l’Etat la compensation pour 2005. 

Mais, il y a d’autres dettes de l’Etat envers la collectivité parisienne :

- couverture du périphérique (61 millions d’euros)

- contribution au STIF (14 millions d’euros)

- la taxe professionnelle de France Télécom (20 millions d’euros)

En tout, quelques 120 millions d’euros en plus. Mais le cas du RMI est le plus scandaleux. Il est partagé par de nombreux départements de gauche et de droite, comme l’a indiqué haut et fort le Président de l’Association des Départements de France, Monsieur LEBRETON, selon lequel des recours contentieux contre l’Etat sont déjà introduits par certaines collectivités pour carence de l’Etat dans le financement des transferts de routes nationales et de TOS.

Si la Ville-Département de Paris déposait, la première, un recours devant le Tribunal Administratif en cas de non-paiement par l’Etat de ses dettes relatives au RMI, nul doute que cette démarche ferait tâche d’huile, les 100 départements français étant dans l’attente de  850 millions d’euros de l’Etat pour l’année 2005.

En conclusion, sur l’ensemble des délibérations relatives aux Comptes Administratifs 2005 du Département et de la Ville de Paris, le groupe UDF s’abstiendra.

En revanche, le groupe UDF soutient l’initiative de l’Exécutif municipal d’Emission d’un titre de recettes à l’encontre de l’Etat pour les 52 millions d’euros qui manquent pour le compte 2005.

Nous voterons le projet de délibération DF 9 G car Il en va de la crédibilité de l’Etat. Comme l’indiquait François BAYROU il y a quelques jours : « Tous les jours, on fait un pas de plus vers une situation où l’Etat se comporte dans (une immoralité), un oubli des règles élémentaires de l’Etat de Droit, qui ne peut pas être accepté par des Républicains honnêtes ».

Je vous remercie.

par Geneviève Bertrand publié dans : Budget de Paris
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Dimanche 26 novembre 2006

Question de Mme Bertrand à M. Delanoë  

 

Conseil de Paris - Séances du 20 et 21 octobre 2003

QOC : N°2003-773 : Question de Mme Geneviève Bertrand et des membres du groupe "Union pour la Démocratie Française" à Monsieur le Maire de Paris relative au coût des contributions non financières de la Ville de Paris prévues dans le cadre du Forum social européen.

Réponse : "A l'occasion de la prochaine tenue du Forum Social Européen en novembre prochain, qu'accueilleront Paris et plusieurs collectivités voisines, j'ai souhaité que le concours de la Ville de Paris soit significatif au regard de l'événement.

C'est pourquoi j'ai accepté, outre l'attribution d'une subvention d'un million d'euros, conformément au projet de délibération qui a été soumis le 29 avril 2003, que des lieux municipaux puissent être mis, de manière exceptionnelle, à la disposition des participants à ce forum, en prenant le soin d'obtenir, au préalable, l'accord des Maires d'arrondissements concernés par l'occupation de ces équipements.

 

Pour ce qui concerne les locaux d'hébergement, j'ai obtenu l'accord des Maires d'arrondissement et l'agrément de la Préfecture de Police pour la mise à disposition de 20 gymnases d'une capacité totale de 5 000 places pour un coût global de 220.000 euros.

Pour ce qui concerne les lieux de réunion, 19 salles ont été proposées après recensement des possibilités techniques et recueil de l'avis des Maires d'arrondissement. 

La valorisation de cette mise à disposition s'évalue à 116 000 euros. Elle comprend une valeur d'usage théorique de 1 000 euros par jour et par salle, le gardiennage et le paiement des heures supplémentaires des agents techniques. Pour ce qui concerne la logistique, la Ville de Paris a mis un local ( communal à disposition, après travaux de remise en état et équipement, pour un coût global de 31 000 euros incluant la valeur locative.

Par ailleurs, la Direction de la Voirie et des Déplacements aide à la réalisation et à la pose de la signalétique.

La valorisation totale de l'apport municipal s'estime donc à 400 000 euros." 

par Geneviève Bertrand publié dans : Budget de Paris
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