Présentation

Geneviève Bertrand est Conseillère de Paris, adjointe au maire du 6e, déléguée aux questions européennes, et aux ressortissants étrangers, chargée des relations avec les Universités. Geneviève Bertrand est présidente de la Section UDF du VIème arrondissement et vice-présidente du groupe UDF au Conseil de Paris.

Mardi 28 novembre 2006

CONSEIL DE PARIS 15-16 MAI 2006

INTERVENTION de Madame Geneviève BERTRAND sur la convention annuelle avec l’association « Paris-Initiatives-Entreprises » (DDEE 2006-1 G)

Madame la Présidente,

Parmi les nombreuses initiatives de retour à l’emploi ou de création d’emploi soutenues par la Ville et le Département de Paris, « Paris-Initiatives-Entreprises » (P.I.E.) est certes une petite entité, mais elle est remarquablement performante.

Pour l’année 2005, P.I.E. a reçu 469 projets (420 en 2004) dont 25 projets d’économie sociale et solidaire (PESS) et 444 projets de création ou de reprise de très petites entreprises (T.P.E.)

Sur ce total, une sélection des projets intervient naturellement. C’est ainsi que pour l’année 2005, sur les 469 projets présentés, 240 ont fait l’objet d’un financement dont 130 pour un ou plusieurs prêts d’honneur.

Le montant global des prêts d’honneur accordés en 2005 a été de 1775.000 €.

Le montant global des garanties de prêts bancaires a été de 1.025.000  €.

Pour jauger l’efficacité du soutien de P.I.E. aux créateurs ou repreneurs du T.P.E. deux séries de chiffres sont à retenir :

1)         Quelle est la nature des créateurs ?

- 85 % des créateurs étaient en 2005 des demandeurs d’emploi

- près de 50 % demandeurs d’emploi depuis plus d’un an

- près de 47 % bénéficiaires d’un minimum social

 c’est assez dire l’âpreté du cheminement et le courage des candidats

 2)         Quid de la pérennité des entreprises ?

 Eh bien, des entreprises créées en 2001 (c’est-à-dire depuis 5 ans), 76 % d’entre elles sont toujours en activité ; de celles créées en 2002 : 89 % sont toujours en activité ; de celles créées en 2003 : 84 % ; de celles créées en 2004, c’est-à-dire depuis 2 ans, 96 % et de celles créées en 2005 : 100 %. Au total, le coût moyen de l’aide accordée à la création peut être estimé à 2000 €/personne pour un potentiel de 700 emplois créés ou maintenus.

Alors, compte tenu de la pertinence de ce dispositif et de l’excellente qualité de l’équipe mobilisée au 68 boulevard Malesherbes, je souhaite appeler l’attention du Conseil de Paris sur le projet de délibération DDEE 11 G qui prévoit l’attribution pour l’exercice 2006 d’une subvention de fonctionnement de 200.000 €.

 

Le groupe UDF soutient bien évidemment ce projet, mais ne peut faire l’impasse sur les inquiétudes du Conseil d’administration de P.I.E. exprimées notamment le 4 mai dernier.

 

En effet, soumise en ce moment à un Audit de l’Inspection  Générale de la Ville de Paris, elle voit « geler » la moitié de sa subvention de fonctionnement d’une part et l’attribution de 457.000 € de prêts d’autre part.

Si la décision de diligenter un Audit d’une association qui perçoit plus de 75.000 € de subvention de la Ville de Paris n’a rien que de très normal, en revanche serait-il possible que le déroulement de cet Audit ne risque pas d’entraver le bon fonctionnement de Paris-Initiatives-Entreprises dont la pertinence d’intervention est telle que se pose plutôt la question de son expansion et peut-être même de sa décentralisation dans Paris.

Je vous remercie.

par Geneviève Bertrand publié dans : Développement économique
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Dimanche 26 novembre 2006

Question de Mme Bertrand à M. Delanoë

Conseil de Paris - Séances du 7 et 8 mars 2005

QOC : N°2005-074 : Question de Mme Geneviève BERTRAND et des membres du groupe Union pour la démocratie française à M. le Maire de Paris relative à l'implication de Paris dans la promotion et la formation du pôle de compétitivité de l'Ile-de-France.  

Réponse (M. Christian SAUTTER, adjoint) :

L'auteur de la question souhaite connaître l'implication de la Capitale dans le cadre de l'appel à projets de "pôles de compétitivité" lancé par l'Etat.  

La Municipalité parisienne conduit une politique volontariste depuis trois ans en faveur du développement économique, de la recherche et de l'innovation au service du renforcement de l'attractivité de la Capitale. Comme le remarque Mme Geneviève BERTRAND, l'innovation est un élément-clé de l'avenir économique de Paris dont le dynamisme est déterminant pour la vitalité de la Région Ile-de-France tout entière. 

C'est la raison pour laquelle le Maire de Paris a souhaité que la Ville soit au coeur de la mobilisation des acteurs économiques et scientifiques franciliens : entreprises, universités et grandes écoles, laboratoires de recherche... A l'occasion de cet appel à projets, les départements franciliens et tout particulièrement Paris, en liaison étroite avec la Région qui a coordonné les initiatives, ont accompagné cette mobilisation qui a été l'occasion de transcender les cloisonnements entre institutions et les oppositions stériles entre territoires, collectivités, universités et établissements de recherche.

Sous l'impulsion de Christian SAUTTER, adjoint au Maire de Paris chargé du développement économique, des finances et de l'emploi, la Capitale participera aux trois projets de pôles qui ont été proposés par la Région Ile-de-France le 28 février dernier et déposés auprès du Préfet de la Région Ile-de-France :  

 - Le pôle "santé", qui concernera au premier chef l'Essonne, Paris, le Val-de-Marne et les Hauts-de-Seine, valorise des projets, notamment sur le cancer, les neurosciences et le médicament, dont 40 % seront situés sur Paris. Il rassemblera des grandes entreprises (dont SANOFI-AVENTIS, 3e groupe mondial, dont le siège est situé sur "Paris-Rive gauche") aux côtés des principaux représentants de l'industrie pharmaceutique, des organismes et laboratoires de recherche dans le domaine des sciences du vivant (INSERM, C.N.R.S., Institut Pasteur, Universités, A.P./H.P.). Des projets particulièrement innovants impliquent l'Institut du Cerveau et de la Moelle qui sera implanté au sein de l'hôpital Pitié-Salpétrière, l'Institut de la Vision (hôpital des Quinze-Vingts) et le Centre de Recherche du Diabète à Saint-Vincent-de-Paul dans le 14e. La zone privilégiée pour étendre ce pôle se situe au sud de la zone "Paris-Rive gauche", en liaison avec Ivry, Vitry et Villejuif.

 - Le pôle "vie numérique image, multimédia et traitement des connaissances" sera centré sur Paris et la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne), son périmètre couvrant également certaines zones d'autres départements (Essonne, Seine-et-Marne, Yvelines et Val-d'Oise). Il fédérera aussi bien des grands groupes (TF1, Lagardère, France Telecom, Thalès, Adobe, Cisco, Eurodisney, Motorola….) que des P.M.E. soit directement soit par leurs organisations représentatives (Canal Numérique des Savoirs, Capital Games, Silicon Sentier) et des laboratoires de recherche ainsi que plus de 20 universités ou grandes écoles (Paris 6, 7, 8, 13, l'Ecole nationale supérieure des Télécommunications, l'Ecole Normale Supérieure). Les marchés concernés par ce pôle seront ceux de la création de contenus numériques (cinéma, animation, jeux vidéos, télévision haute définition, valorisation du patrimoine..), du multimédia (produits et services en ligne) et de l'ingénierie de l'information et des savoirs (e-learning et éducation numérique, gestion intelligente des bases de données touchant à différents secteurs d'activités dont ceux de la finance, de la veille stratégique et économique, de l'éducation).  

C'est notamment dans le quart Nord-Est de Paris dont la continuité avec la Seine-Saint-Denis et dans l'environnement de la Cité des Sciences que ce pôle pourra donner lieu à d'importantes réalisations.

 - Le pôle "logiciels et systèmes complexes" dénommé "System@tic", construit autour de quelques grands acteurs industriels et pilotés par Thalès est essentiellement centré sur les départements de l'Essonne, des Hauts-de-Seine et des Yvelines. Ce pôle est focalisé sur la maîtrise des grands logiciels utilisés dans les infrastructures de systèmes d'information et de réseaux de communications. Ces applications toucheront aux marchés des télécommunications, de la sécurité et des transports. Paris sera présent dans ce pôle grâce aux compétences de ses grands laboratoires (Université Paris VI, Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications, Ecole nationale supérieure des Mines de Paris) ; la zone recherche et développement inclut le site du Nord-Est de Paris.

La Ville de Paris s'est particulièrement impliquée dans les pôles Santé et Vie Numérique. Ces deux secteurs d'activité concernés recouvrent les actions engagées en matière économique sous la présente mandature dans le soutien à la recherche comme dans l'hébergement, l'accompagnement et le financement des nouvelles entreprises, action menée par "Paris- Développement", dans le cadre de son programme "Paris Technopole". Il est essentiel que les zones de recherche et développement prennent en compte le territoire parisien associé aux autres collectivités.

Pour autant, il importe maintenant, jusqu'à la décision du Gouvernement prévue en juillet prochain, de faire valoir la qualité de ces projets. Une centaine de projets ont été présentés par les régions. Selon les sources, un petit nombre devrait être labellisé. Les trois projets parisiens, en raison de leur masse critique, doivent retenir toute l'attention du Gouvernement."

par Geneviève Bertrand publié dans : Développement économique
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